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Perte de poids : Les régimes amaigrissants ont-ils encore la cote ?


On peut légitimement se poser la question au regard des nombreuses mises en garde sur les carences énergétiques et nutritionnelles de régimes souvent trop restrictifs, et sur l’effet yoyo qui se traduit par une reprise de poids bien au-delà des kilos perdus.

Dans le cadre de son étude sur l’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement, l’ANSES* a analysé de nombreux régimes sur la base de leur popularité, c’est-à-dire les plus cités sur internet ou ceux dont les livres se sont les plus vendus, et a indiqué dans son rapport :

  • les régimes amaigrissants, parfois non justifiés, pratiqués ou non sous contrôle médical, ne sont pas exempts de risques psycho-comportementaux ou organiques, systémiques ou circonscrits à certains organes ou tissus.

 

Les réserves émises par l’ANSES à l’encontre des pratiques alimentaires d’amaigrissement, très largement commentées sur le net et abondamment relayées par les médias, ont jeté un discrédit sur l’ensemble des régimes. Renommés pudiquement « méthodes alimentaires » tant le mot régime est devenu bannissable, les régimes équilibrés à restriction calorique modérée ont toute légitimité pour aider à maigrir les personnes en surpoids. Il n’y a pas de miracle, le traitement de la surcharge pondérale passe en premier lieu par un régime bien conduit, sous encadrement médical.

 

Il convient de lire le rapport de l’ANSES dans son intégralité pour comprendre qu’il distingue les « bons » des « mauvais » régimes ; les « bons » feraient maigrir en préservant l’équilibre nutritionnel et les « mauvais » feraient appel à des pratiques alimentaires déséquilibrées et peu diversifiées.

L’effet yoyo, tant décrié, qui touche 90% des personnes 6 mois à un an après le début de leur régime et 95% dans l’intervalle de 5 ans, découragerait-il, à lui seul, toute entreprise de régime ?

Il n’en est rien, bien au contraire. L’augmentation des recherches sur internet à partir des mots-clés – régime, minceur, perte de poids- montre que les régimes amaigrissants ont encore de beaux jours devant eux.

Une recherche éperdue de minceur qui n’est pas sans risque.

40% des femmes se trouve trop grosses et 60% souhaite peser moins*. Ces données révèlent que les femmes sont soumises à une véritable dictature de la minceur, érigée en modèle de réussite sociale, celui de la parfaite maîtrise de son corps, de ses pulsions et de ses émotions.

Découragées par les régimes, nombre d’entre elles ont recours à la chirurgie plastique pour affiner leur silhouette. Aux gourous de la diététique, succèdent les virtuoses du bistouri qui se proposent de faire disparaître définitivement les surcharges pondérales localisées.

Il s’agit là encore d’une autre violence faite au corps qui n’est ni sans danger, ni sans désillusion.

 

 

ANSES* : Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Rapport de l’ANSES sur  l’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement.

 

Enquête réalisée par l’ANSES* dans le cadre de l’évaluation des risques liés à la pratique de régimes à visée amaigrissante.


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